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26/05/2026 • Article
Sur les dernières périodes estivales, les épisodes de chaleur intense se sont multipliés et intensifiés. En réaction, la règlementation en matière de prévention et de protection de la santé des travailleurs face aux risques liés à la chaleur s’est étoffée. En parallèle, la FNTP a élaboré plusieurs outils et documents pour aider et accompagner les entreprises dans l’évaluation des risques liés à la chaleur et la mise en place d’une politique de prévention appropriée.
L’épisode de chaleur intense est défini comme l’atteinte du seuil de niveau de vigilance jaune ou orange ou rouge tel que fixé par Météo France (arrêté du 27 mai 2025).
Le niveau de vigilance jaune correspond à un pic de chaleur, c’est-à-dire une exposition de courte durée (1 ou 2 jours) à une chaleur intense présentant unrisque pour la santé humaine, pour les populations fragiles ou surexposées, notamment du fait de leurs conditions de travail ou de leur activité physique. Il peut aussi correspondre à un épisode persistant de chaleur : températures élevées durablement (indices bio-météorologiques (IBM) proches ou en dessous des seuils départementaux).
L’employeur devant assurer la sécurité et protéger la santé de ses collaborateurs, il doit mettre en place les mesures de prévention des risques liés à l’exposition à la chaleur et au soleil dès que le niveau de vigilance jaune est établi par Météo France.
L’employeur doit évaluer les risques liés à l’exposition des travailleurs à des épisodes de chaleur intense, en intérieur ou en extérieur. Il s’agit tant du risque de coup de chaleur que de brûlure liée aux UV. Lorsque l’évaluation identifie un risque d’atteinte à la santé ou à la sécurité des travailleurs, l’employeur doit définir et mettre en œuvre des mesures ou actions de prévention visant à limiter le risque (art. R4463-2 code trav., art. R4463-7 code trav.).
Une liste non exhaustive des mesures de prévention à mettre en œuvre est définie à l’article R4463-3 du code du travail :
En plus, l’employeur doit :
Si le DUERP, le plan d’action ou le PAPRIPACT ne sont pas mis à jour du décret, en cas de contrôle, l’entreprise peut recevoir une injonction avec mise en demeure laissant 8 jours à l’entreprise pour mettre à jour ses documents de sécurité.
Les infractions aux règles de santé et sécurité par l’employeur ou son délégataire sont punies de 10 000 euros d’amende (article L4741-1 du code du travail). L’amende est appliquée autant de fois qu’il y a de travailleurs concernés de l’entreprise indépendamment du nombre d’infractions relevées dans le procès-verbal
Face à l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des épisodes de chaleur intense, la profession des travaux publics a souhaité agir pour favoriser la sécurité des travailleurs, et harmonisé les pratiques de prévention des entreprises.
Aussi, la FNTP a rédigé une recommandation portant en particulier sur la mise en place des mesures de prévention, la suspension de l’activité, et l’implication de la maîtrise d’ouvrage en période de chaleur intense.
En bref, cette recommandation rappelle que la mise à l’arrêt systématique du secteur en cas de fortes chaleurs n’est pas envisageable, et qu’il existe des outils mis à disposition par la profession pour aider les entreprises à améliorer leur évaluation des risques et l’organisation de leur prévention. C’est seulement dans le cas où les mesures de prévention ne sont plus efficaces pour assurer la sécurité des collaborateurs, qu’il est recommandé de suspendre l’activité.
La FNTP propose plusieurs outils à ces adhérents, pour les accompagner dans l’évaluation des risques la mise en place de leur politique de prévention. Parmi ces outils, vous pouvez retrouver ci-dessous :